
SENESPORT.NET, ESSYL : La grande famille de la presse sénégalaise s’est réveillée ce dimanche 16 août 2026 avec une tristesse immense, à l’annonce de la disparition de Mamadou Kassé. Un journaliste d’une dimension exceptionnelle. Un réveil brutal causé par une disparition brutale. Car, personne ne pouvait imaginer un scénario pareil, à la suite du post qu’il avait publié analysant l’arrivée de Patrick Vieira et qui devait prendre le poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal de football. La pertinence de son post n’avait laissé personne indifférent tellement il y’avait de la profondeur.

À l’annonce de la triste nouvelle, ce fut véritablement le choc dans le monde du sport. Mamadou Kassé a toujours marqué son empreinte partout où il passait. Très professionnel dans le métier, journaliste de formation sorti du CESTI, il a servi au Quotidien national “Le Soleil ” aux côtés d’aussi compétents que Cheikh Tidiane Fall “Chétifa”, Mamadou Koumé, Jean Marc Diakité, feu Serigne Aly Cissé, Oumar Bâ et autres… La liste n’est pas exhaustive.
En lisant le message de Mamadou Koumé dès les premières heures de la journée, on a senti la douleur et la peine qui ont anéanti son auteur. Qui du reste était très proche de lui. Une relation professionnelle qui a abouti à une relation fraternelle au bout de plusieurs années d’un contact permanent et chaleureux. Mamadou Kassé est parti sans crier gare laissant toute une communauté perplexe. Il ne nous qu’une seule chose et il en a besoin. Prier pour le repos de son âme. Nous prions Allah Soubhaanahoo Watta’Allah qu’il lui Accorde Son Paradis Firdawsi ci Barké Seyoudouna Mohammed Aleyssalatou Wassalam.

Nos condoléances les plus émues à sa famille, son epouse, ses enfants, au personnel du Quotidien national “Le Soleil ” à ses amis de toujours, Mamadou Koumé, Cheikh Tidiane Fall et autres, au Président Abdoulaye Thiam et à l’ensemble des membres de l’association nationale de la presse sportive du Sénégal, à la Direction générale du Cesti et a l’ensemble des sportifs du Sénégal et d’ailleurs.
Que la terre de Touba où il a été inhumé lui soit légère. Amine!
Je vous propose le post qu’il avait fait dans le :
VIEIRA DOIT NOUS TROUVER D’ABORD UN DEMI DEFENSIF POUR PRIOTEGER LA DÉFENSE

En vue des prochaines sorties des lions. Une urgence s’impose au coach; trouver un bon demi défensif pour parer aux défaillances d’une équipe qui a pris 9 buts en 4 matchs au mondial 2026.
Un milieu défensif est en effet d’une nécessité impérieuse si on veut aller loin en haute competition.
C’est sur lui que repose parfois le dernier tacle qui sauve. Comme avec Aliou Cissé. Parfois on leur demandait de déconstruire pour ne pas dire détruire. D’où le nombre de sanctions qu’ils recoivent. Sur le terrain. Un demi défensif sans cartons dans sa vie n’en est pas un. Les coachs cherchent ce profil parmi les joueurs physiques, athlétique et prêts au combat.
Vieira a bien joué ce rôle toute sa carrière en tant que joueur et surtout en tant que africain avec toute la charge raciste qui l’accompagne.
Souhaitons qu’il nous trouve un bon milieu à son profil, ce qui nous a fait defaut au mondial avec les défaillances de Koulibaly.
Ce poste est tres ingrat car les ballons d’or sont choisis ailleurs.
Le 6 n’est jamais beau à voir. Mais sans lui, l’équipe s’écroule
1. Le dernier tacle : C’est lui. Aliou Cissé en 2002 vs France. Vieira à Arsenal. Nampalys Mendy vs Brésil 2022.
Ils ne marquent pas. Ils empêchent de prendre le but. Et ça, les stats ne le montrent pas.
2. Déconstruire pour détruire : Ce poste est fait pour “casser le jeu”.
avec des fautes tactiques et des cartons jaunes, parfois rouges.
Poste ingrat
Le Ballon d’Or va à celui qui dribble et qui marque.
Jamais à celui qui court 12km, qui prend 3 fautes, et qui permet aux autres de briller.
Vieira, Makelele, Kanté… on les reconnaît 10 ans après.
Patrick Vieira, c’est plus qu’un joueur. Il était un athlète complet. physique, technique et un leader doté d’une bonne intelligence strategique.
En tant qu’Africain évoluant en Europe, Il a porté toute la charge du *joueur trop fort, trop noir, trop agressif”.
Il reste ainsi un pionnier sur ce registre.
Lui demander de trouver un 6, c’est l’inviter à chercher un *”Vieira sénégalais”*. Pas un clone. Un profil.
En effet, le problème n’était pas que Koulibaly. Il était certes convalescent et manquait de compétition et de tonus.
Le problème c’est : Quand Koulibaly montait, qui couvrait derrière lui ?
Quand Gueye était cramé à la 70e, qui prenait le relais ?
On avait des 8 et des 10. On n’avait pas de 6 “sentinelle”.
Résultat : France, Norvege et Belgique ont transpercés dans l’axe.

CE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT :
- Un destructeur : Cartons assumés. Récupération. Duels.
- Un relanceur : 1ère relance propre sous pression. Comme Mendy mais en plus jeune.
- Un leader : Qui parle, qui organise, qui prend les jaunes pour l’équipe.
Pour ce faire, trois propositions s’offrent a lui.
Centre FSF pour former 20 jeunes 6 par an capables de Courir, tacler, lire le jeu. Pas dribler.
Prime spéciale “cartons utiles” pour les 6 en sélection. Valoriser le sacrifice.
Aller chercher en D2 française, en Belgique. Les “Vieira en devenir” qu’on loupe.
Souhaitons que Vieira nous trouve ce milieu. Un chien de garde avec une tête.
Parce que tant qu’on n’a pas un 6 de classe mondiale, on ne passera jamais les 8èmes en Mondial.
Mamadou Kassé